Modifier nos attitudes pour modifier nos états émotionnels (1/10)

Modifier nos attitudes pour modifier nos états émotionnels (1/10)

1 – Adopter une posture de pouvoir pour se sentir plus puissant

Des chercheurs de la Columbia University and Harvard University ont fait l’hypothèse que l’adoption physique d’une posture de pouvoir pouvait générer un ressenti de pouvoir/puissance et même stimuler les hormones du pouvoir.

L’étude de Carney et coll. démontre en effet cette hypothèse : adopter physiquement une posture de pouvoir a des conséquences neuro-endocriniennes et en particulier sur la sécrétion de testostérone des sujets masculins ou féminins. Les sujets qui adoptaient fortement des postures de pouvoir ont montré une élévation des taux de testostérone, une baisse des taux de cortisol, et une augmentation du ressenti de pouvoir et d’acceptation du risque. Ceux qui adoptaient faiblement des postures de pouvoir ont montré des résultats inverses.

Adopter le langage non verbal associé au pouvoir
provoque donc des changements adaptatifs
aux niveaux psychologiques et cognitifs (la pensée),
physiologiques (émotionnels et endocriniens),
et comportementaux

Ces résultats suggèrent également que l’incorporation du pouvoir pouvait se maintenir après l’exercice.

Une personne peut donc, en adoptant des postures de pouvoir pendant une minute, incorporer le pouvoir et se sentir immédiatement plus puissante. Ceci a des implications réelles sur lesquelles on peut agir.  Les postures de pouvoir nécessitent plus d’espace. Donc ouvrez les bras ou les jambes. Quand vous dominez l’espace, votre esprit reçoit le message.

Les auteurs concluent qu’en changeant simplement son maintien physique, un individu prépare ses systèmes mentaux et physiologiques à affronter des situations difficiles, et peut-être à réellement améliorer sa confiance en lui et la réalisation d’activités considérées comme stressantes, telles qu’un entretien d’embauche, la prise de parole en public, l’expression d’un désaccord avec son patron, la prise de risque.

Les résultats suggèrent que dans des situations exigeant du pouvoir ou de la puissance, les individus peuvent avoir la capacité à « faire semblant jusqu’à ce qu’ils puissent faire ». Ces changements posturaux minimaux et les résultats obtenus peuvent améliorer l’état de santé général et le bien être d’une personne. Un bénéfice potentiel particulièrement important chez ceux qui se sentent dépourvus de ressources de façon chronique, ceux qui ont une faible position hiérarchique dans une organisation professionnelle ou sociale.

 

Extrait issu des écrits de J.L Monsempés

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